Même si elle ne voulait pas s’en séparer, on enleva son enfant à Sarane pour qu’elle puise se reposer tranquillement. Clotaire savoura ces moments seul à seul avec le bébé, l’observant simplement dormir dans le berceau qu’il avait construit de ses mains.
Puis vinrent les réveils en pleine nuit pour nourrir l’enfant, les couches à changer et tous les autres petits bonheurs des premiers mois.
Aujourd’hui ce petit bout de chou dont je n’ai pas
encore dit le sexe se porte comme un charme.
Il vient d’avoir deux ans et se tenant parfaitement sur ses
petites jambes trotte sans arrêt derrière sa
mère. Il dit quelques mots dont on comprend le sens mais le
reste du temps il se borne à un charabia
incompréhensible. Clotaire tente
désespérément d’étendre le
vocabulaire de l’enfant mais les grands-parents lui jurent
que ce n’est pas grave.
Les Sages se sont penchés sur son berceau quand il
était petit et pas pour en guise de bonnes marraines comme
dans les histoires. Ils ont trouvé de quel genre serait son
pouvoir sans pour autant le savoir avec exactitude.
Les craintes de Sarane que son enfant est hérité du
même pouvoir que le mien se sont envolés et j’en
suis bien heureuse pour elle. Même s’il eut
été possible d’enfermer son pouvoir comme
l’avait été le mien, il n’était
pas facile de ne pas avoir de pouvoir spécial… bon
d’accord pas plus que d’avoir celui-ci.
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